La commune de Facobly se dote de ses propres moyens pour entretenir ses routes et pistes rurales. Trois engins de travaux publics — un camion-benne de 30 tonnes, une chargeuse et une niveleuse — ont été officiellement présentés mardi 29 septembre 2026 sur la place de la Paix.
Acquis sur le budget municipal, ces équipements représentent un investissement de 230 millions de FCFA (environ 381 000 dollars). Ils constituent la première phase d’un programme d’équipement évalué à près de 600 millions de FCFA (environ 994 000 dollars).
Le maire Moïse Gnamké entend utiliser ce parc pour améliorer l’accès aux 17 villages de la commune, notamment après les périodes de fortes pluies. L’état des pistes complique en effet l’évacuation des productions agricoles, l’accès aux centres de santé et les déplacements vers les établissements scolaires.
« Ces engins ne sont pas ceux du maire. Ce sont les vôtres », a déclaré l’édile lors de la présentation des équipements.
Des engins pour désenclaver et générer des recettes
La mairie prévoit de consacrer environ dix jours par mois, soit 120 jours par an, aux travaux dans la commune. Les villages bénéficieront d’un quota d’intervention établi en fonction de leur taille et de leurs besoins.
Une fois ce quota consommé, les collectivités villageoises pourront solliciter les engins à un tarif préférentiel, principalement destiné à couvrir les frais de carburant.
La commune veut également transformer ces équipements en source de revenus. Lorsqu’ils ne seront pas mobilisés pour les travaux municipaux, ils pourront être loués pour des prestations extérieures.
Selon la mairie, les recettes propres sont déjà passées de 24 à plus de 50 millions de FCFA (environ 83 000 dollars), avec un objectif de 60 millions de FCFA (environ 99 000 dollars) d’ici fin 2026. Les trois engins devraient générer environ 40 millions de FCFA (environ 66 000 dollars) par an. À terme, la commune vise 100 millions de FCFA (environ 166 000 dollars) de recettes propres avant la fin du mandat en 2028.
Un parc appelé à s’agrandir
Une deuxième phase est prévue en 2027 avec l’acquisition d’un bulldozer sur chenilles, d’un compacteur de 12 tonnes et d’un porte-engins.
La municipalité affirme par ailleurs avoir équipé les trois premiers véhicules de balises GPS pour suivre leur localisation et prévoit un dispositif de maintenance préventive. Le préfet du département, Antoine Kouakou, a insisté sur cet aspect : « Acquérir des engins est un effort financier louable, mais les entretenir est un devoir de gestion ».
Pour Facobly, l’enjeu est donc double : disposer d’un outil pour réduire l’enclavement des villages tout en transformant un investissement public en capacité durable d’intervention et de mobilisation de recettes.
