Une juge fédérale américaine a ordonné, dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026, la suspension temporaire du projet de construction d’un gigantesque arc de triomphe voulu par Donald Trump à Washington. La décision interdit à l’administration américaine de commencer les travaux pendant 14 jours, le temps d’examiner les recours contestant la légalité du projet.
La juge Tanya Chutkan a estimé que l’administration n’avait pas suffisamment démontré qu’une loi vieille de plus d’un siècle autorisait la construction de cet édifice. Elle a également relevé les conséquences potentielles du chantier sur la circulation, les nuisances sonores et les travaux d’excavation.
Cette décision intervient quelques heures après l’approbation du projet par la Commission nationale de planification de la capitale (NCPC), qui a voté en sa faveur par huit voix contre quatre. L’instance avait examiné les observations de plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles des élus, des anciens combattants et des opposants au projet.

L’ouvrage envisagé doit atteindre 76 mètres de hauteur, soit une dimension supérieure à celle de l’Arc de triomphe de Paris. Il serait construit à Memorial Circle, près du cimetière national d’Arlington et du pont reliant ce site au Lincoln Memorial. Le projet prévoit également l’installation d’une flamme permanente.
Les autorités de Washington et de l’État de Virginie contestent la légalité de cette construction. Elles estiment notamment que le Congrès doit autoriser un tel ouvrage et dénoncent ses conséquences possibles sur la circulation et la sécurité à proximité du cimetière militaire et de l’aéroport national Ronald-Reagan.
L’administration Trump défend, pour sa part, un projet destiné à rendre hommage aux anciens combattants et affirme qu’il pourrait également avoir une fonction militaire. La suspension judiciaire de 14 jours retarde ainsi le lancement des travaux, alors que le contentieux sur les autorisations nécessaires reste en cours.