La nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, Katie Zacharia, fait l’objet de questions sur ses qualifications professionnelles, quelques jours après sa nomination par le président américain Donald Trump. Plusieurs médias américains soulignent l’absence de preuves attestant qu’elle a réussi un examen du barreau aux États-Unis et obtenu une autorisation d’exercer comme avocate.
Titulaire d’un diplôme en droit de l’université Pepperdine, en Californie, Katie Zacharia a été présentée à plusieurs reprises comme avocate, notamment lors de ses interventions sur la chaîne Fox News. Elle affirme avoir travaillé dans le domaine du droit international des contrats, notamment au sein d’un cabinet juridique à Pékin, en Chine, entre 2011 et 2013.
Interrogée mardi lors de sa première conférence de presse sur l’État américain dans lequel elle aurait passé l’examen du barreau, la porte-parole a répondu en évoquant son départ pour la Chine. Cette déclaration n’a pas permis de clarifier son statut professionnel. Selon les vérifications rapportées par plusieurs médias, aucune inscription à un barreau américain n’a été retrouvée à son nom.
L’organisation américaine Campaign for Accountability a appelé le barreau de Californie à examiner son parcours. En Californie, se présenter comme avocat sans disposer de l’autorisation requise peut entraîner des conséquences juridiques. Katie Zacharia a toutefois défendu son expérience, affirmant avoir exercé dans le droit international des contrats avec les qualifications nécessaires.
Nommée pour succéder à Karoline Leavitt, partie en août, Katie Zacharia occupait auparavant des fonctions de communication au sein de Trump Media & Technology Group, la société liée au réseau social Truth Social, ainsi qu’un poste de porte-parole au département de la Sécurité intérieure. Les interrogations sur son parcours constituent un premier défi pour celle qui est désormais chargée de défendre la communication de l’administration Trump.
