Les États-Unis pourraient connaître une nouvelle paralysie partielle de l’administration fédérale à l’approche de la date butoir du 30 janvier 2026, alors que le financement de plusieurs agences gouvernementales arrive à échéance. À peine quelques mois après le dernier shutdown, le spectre d’une nouvelle crise budgétaire refait surface dans un climat politique particulièrement tendu.
Au cœur du blocage figure le ministère de la Sécurité intérieure, et plus précisément la question du rôle et du financement de la police fédérale de l’immigration. Les débats se concentrent sur l’agence chargée de l’application des lois migratoires, dont les méthodes et les priorités divisent profondément les élus du Congrès.
Une partie des parlementaires réclame des réformes structurelles, incluant un meilleur encadrement des opérations, davantage de transparence et des limites plus strictes à certaines pratiques jugées controversées. D’autres élus, au contraire, estiment que ces exigences risquent d’affaiblir la politique migratoire et refusent toute condition préalable au vote du budget.
Faute d’accord global, le Congrès n’est pas parvenu à adopter un texte de financement dans les délais impartis. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, plusieurs administrations pourraient être contraintes de suspendre une partie de leurs activités, tandis que des milliers de fonctionnaires seraient placés en chômage technique.
Des pistes de financement temporaire ont été évoquées pour éviter une fermeture immédiate, mais les discussions restent fragiles. La question migratoire agit comme un véritable point de rupture politique, révélant des divergences profondes sur la gestion des frontières et le rôle de l’État fédéral.
