Espagne: 1800 places d’hébergements pour les migrants encore à Ceuta

L’Espagne a annoncé jeudi 20 août la création de capacités d’hébergement temporaires pouvant accueillir 1 800 migrants à Ceuta, alors que l’enclave espagnole fait toujours face aux conséquences de l’arrivée massive de personnes en provenance du Maroc à la fin du mois de juillet. Cette mesure vise notamment à mettre fin aux conditions précaires dans lesquelles vivent encore de nombreux migrants, certains dormant depuis plusieurs semaines dans la rue ou sur les plages. 

Deux nouveaux centres doivent être progressivement aménagés, tandis que d’autres espaces sont prévus afin d’augmenter les capacités d’accueil. Les autorités espagnoles ont lancé jeudi une opération visant à transférer les migrants installés sur la plage d’El Trampolín vers ces structures temporaires. L’objectif est à la fois de fournir un hébergement aux personnes encore présentes et de permettre aux services municipaux de reprendre possession des plages occupées. 

La situation reste particulièrement préoccupante pour les mineurs non accompagnés. Environ 500 jeunes filles arrivées seules à Ceuta doivent notamment être transférées vers la péninsule espagnole. Cette décision constitue un changement de position pour Madrid, alors que le gouvernement avait auparavant défendu le principe d’un retour des personnes entrées illégalement vers le Maroc. 

Les conditions d’accueil se sont fortement dégradées depuis l’arrivée massive de migrants. Plusieurs personnes ont vécu dans des campements de fortune, avec un accès limité à l’eau, à la nourriture, aux sanitaires et aux soins. Les organisations humanitaires alertent particulièrement sur la vulnérabilité des femmes et des enfants, tandis que les capacités d’accueil de Ceuta sont largement dépassées. 

La crise fait suite à une entrée massive de migrants dans l’enclave espagnole à la fin juillet. Si la majorité des personnes arrivées sont depuis retournées au Maroc, des milliers se trouvent encore à Ceuta, dont un nombre important de mineurs. Le gouvernement espagnol cherche désormais à organiser leur prise en charge tout en évitant que les plages et les espaces publics ne redeviennent des lieux de campement. 

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