Les marchés européens de l’énergie sont sous le choc. En début de semaine, les cours du gaz naturel ont bondi de plus de 20 %, propulsés par l’instabilité croissante au Moyen-Orient et les menaces pesant sur le transit maritime dans le détroit d’Hormuz, a rapporté lundi 2 mars 2026 l’Agence de presse turque Anadolu.
Le contrat de référence pour le marché européen, le Dutch TTF pour livraison en avril, a grimpé à 39,20 €/MWh ce matin. À titre de comparaison, le mégawatt-heure s’échangeait à 31,95 € le 27 février dernier, juste avant le déclenchement des hostilités.
Il s’agit du prix le plus élevé enregistré depuis février 2025 et cette hausse représente la plus forte progression en pourcentage depuis août 2023.
Le conflit direct entre l’axe américano-israélien et l’Iran paralyse le trafic dans le détroit d’Hormuz. Ce corridor est le poumon énergétique mondial, acheminant 20 % du commerce de pétrole et de GNL. La quasi-totalité du gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar emprunte cette voie.
Si le GNL qatari dessert majoritairement l’Asie, la menace d’un blocage prolongé crée une onde de choc mondiale, renchérissant mécaniquement les coûts pour l’Europe.
Cette crise survient au moment où les réserves de gaz européennes sont passées sous la barre critique des 30 %. Cette faiblesse des stocks oblige les acheteurs à se ruer sur les cargaisons disponibles pour sécuriser l’approvisionnement, accentuant ainsi la pression sur les prix dans un contexte de concurrence accrue avec les marchés asiatiques.
