Une enquête sur un vaste réseau de cybercriminalité international a conduit les autorités françaises à perquisitionner les locaux de X, l’ex-Twitter rebaptisé sous la direction d’Elon Musk. L’opération judiciaire intervient dans le cadre d’investigations visant des usages frauduleux et illicites de la plateforme, notamment la diffusion de contenus liés au piratage, à la fraude financière et à des attaques coordonnées contre des systèmes informatiques.
Outre la perquisition des bureaux parisiens, Elon Musk a été convoqué à une audition libre par les enquêteurs. En tant que dirigeant de l’entreprise, il est entendu pour éclairer certains aspects de la gestion des contenus et des outils mis à disposition des utilisateurs, ainsi que sur les politiques internes de modération et de sécurité face aux usages criminels.
Les enquêteurs cherchent à déterminer dans quelle mesure des comptes ou des services de X auraient été exploités par des groupes ou individus impliqués dans des activités illégales. Une attention particulière porte sur les mécanismes de signalement et de suppression de contenus frauduleux, ainsi que sur le rôle éventuel de certains algorithmes dans la diffusion virale de messages à caractère criminel.
Dans ce contexte, la convocation d’Elon Musk se veut une étape de clarification, sans présumer de culpabilité ; il est entendu comme témoin ou personne pouvant fournir des éléments utiles à l’enquête. Celle-ci reste ouverte et pourrait conduire à d’autres actes judiciaires, en France comme à l’international, si des preuves de complicité ou de défaillance grave dans la prévention de la cybercriminalité étaient établies.
