Ebola en RDC : une étude révèle que le virus circulait probablement depuis janvier

(FILES) A medical worker puts on her Personal Protective Equipment (PPE) ahead of entering an Ebola Treatment Centre run by The Alliance for International Medical Action (ALIMA) on August 12, 2018, in Beni. An outbreak of the ebola virus has been blamed for dozens of deaths in the east of the Democratic Republic of the Congo, African health authorities said on May 15, 2026. The outbreak is in Ituri province. (Photo by John WESSELS / AFP)

Une nouvelle étude scientifique suggère que l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est de la République démocratique du Congo aurait commencé dès le mois de janvier 2026, plusieurs mois avant sa détection officielle. Ces conclusions renforcent les inquiétudes des chercheurs sur l’ampleur réelle de la flambée et sur les failles de surveillance sanitaire dans la région. Reuters

L’épidémie, causée par le virus Ebola de Bundibugyo, n’a été officiellement déclarée par les autorités congolaises que le 15 mai 2026. Jusqu’à présent, les premiers cas connus étaient liés à un agent de santé de la province de l’Ituri ayant développé des symptômes à la fin du mois d’avril. L’étude publiée dans la revue Science estime toutefois que le virus circulait déjà depuis janvier, voire avant, dans cette province de l’est du pays. Reuters +1

Selon les chercheurs, cette circulation silencieuse pendant plusieurs mois aurait permis au virus de se propager largement avant que les autorités sanitaires ne déclenchent la riposte. Des indices de transmission communautaire existaient déjà au début du printemps, notamment une hausse inhabituelle des décès dans certaines zones de santé d’Ituri. Nature Africa +1

Le retard dans l’identification du foyer est en partie attribué à des difficultés diagnostiques. Les premiers tests effectués localement auraient donné des résultats négatifs, car ils étaient principalement conçus pour détecter la souche Zaïre, plus fréquente en RDC. La confirmation du virus de Bundibugyo n’est intervenue qu’après des analyses complémentaires réalisées à Kinshasa. Nature Africa

Cette découverte est particulièrement préoccupante car le virus de Bundibugyo reste beaucoup plus rare que les autres souches d’Ebola. Il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifiquement approuvé contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de contrôle de l’épidémie. L’Organisation mondiale de la santé continue de considérer le risque comme très élevé pour la RDC en raison de la transmission persistante et de l’extension géographique de la flambée. Nature Africa +1

Les experts estiment désormais que le nombre réel d’infections pourrait être bien supérieur aux chiffres officiellement recensés. La combinaison de l’insécurité dans l’est du pays, des déplacements de population et des échanges transfrontaliers avec l’Ouganda entretient un risque élevé de propagation régionale. Cette étude relance ainsi le débat sur la nécessité de renforcer les systèmes de détection précoce et les capacités de laboratoire dans les zones les plus exposées aux épidémies d’Ebola. Nature Africa +2

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