Une opération d’envergure menée par les forces de sécurité et coordonnée par INTERPOL a permis l’arrestation de 651 personnes dans plusieurs pays d’Afrique, dans le cadre d’une lutte renforcée contre la cybercriminalité. Cette initiative multinationale, qui a mobilisé des services spécialisés, vise à démanteler des réseaux impliqués dans des fraudes en ligne, des attaques informatiques et d’autres formes de crimes numériques.
Les arrestations concernent des individus suspectés d’avoir participé à des activités illégales telles que le piratage de comptes, la fraude financière, l’extorsion sur Internet, la diffusion de logiciels malveillants et les escroqueries ciblant des particuliers ou des entreprises. Les autorités ont indiqué que ces opérations ont été préparées sur plusieurs mois, en étroite coopération entre les polices nationales et les partenaires internationaux, afin d’identifier et de localiser les suspects impliqués dans ces réseaux complexes.
Selon les responsables impliqués dans l’opération, la cybercriminalité constitue une menace croissante en Afrique, au même titre que dans d’autres régions du monde. Les techniques employées par les criminels vont de la distribution de virus et ransomwares à l’usurpation d’identité et à la fraude aux paiements en ligne, affectant non seulement des citoyens particuliers, mais aussi des institutions financières, des entreprises et des administrations publiques.
Cette opération a donné lieu à la saisie d’équipements électroniques, de supports de stockage, ainsi que d’importantes preuves numériques qui devraient permettre d’approfondir les enquêtes et de remonter les filières impliquées. Les personnes arrêtées seront déférées devant les juridictions compétentes dans leurs pays respectifs, où elles feront face à des poursuites selon les législations nationales en matière de cybercriminalité.
Les autorités ont souligné que cette action concertée illustre l’importance de la coopération régionale et internationale pour faire face à des crimes qui transcendent les frontières et utilisent les technologies modernes pour échanger, escroquer ou perturber des systèmes.
En parallèle, des experts en sécurité numérique et des représentants d’INTERPOL ont appelé à renforcer les capacités des États africains dans la prévention des cybermenaces, notamment par le biais de formations spécialisées, d’une meilleure régulation et de campagnes de sensibilisation auprès des populations les plus exposées aux arnaques en ligne.
