Les députés membres de la Commission des relations extérieures de l’Assemblée nationale ont adopté à l’unanimité, mercredi 25 mars 2026 à Abidjan, deux projets de loi dont celui autorisant le Président de la République à ratifier l’accord portant création de la Banque africaine de l’Énergie (BAE).
Présentant l’exposé des motifs, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kaba Nialé, a indiqué que la BAE résulte d’un accord signé le 16 mai 2022 à Luanda entre l’Organisation des producteurs de pétrole africains et la Banque africaine d’import-export.
Cette institution financière, dont le démarrage des activités s’est tenu en 2025, vise à financer les projets et infrastructures énergétiques en Afrique, à renforcer la sécurité énergétique du continent et à soutenir son développement durable. Elle a notamment pour mission de faciliter, promouvoir et financer les secteurs du pétrole, du gaz et de l’énergie dans les États signataires.
Outre ce texte, les parlementaires ont également adopté à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification du protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.
Ce protocole, premier traité africain spécifiquement consacré aux droits des personnes handicapées, vise à lutter contre les formes de discrimination dont elles sont victimes, notamment celles liées aux pratiques socioculturelles et aux croyances. Il ambitionne de garantir la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux et le respect de leur dignité.
Selon les données du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2021), la Côte d’Ivoire compte plus de 500 000 personnes en situation de handicap sur une population estimée à près de 29,4 millions d’habitants, un chiffre inférieur aux estimations mondiales de l’Organisation mondiale de la Santé et de la Banque mondiale, qui situent la prévalence du handicap à environ 15 %.
Composé de 44 articles, ce protocole offre aux États africains un cadre adapté pour renforcer la protection et la promotion des droits des personnes handicapées sur le continent. Il compte à ce jour 15 États parties.
