Le Conseil constitutionnel centrafricain a confirmé, lundi 19 janvier 2026, la victoire du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, réélu avec 78% des suffrages exprimés pour un nouveau mandat de sept ans.
Selon l’institution, M. Touadéra, candidat du Mouvement des cœurs unis (MCU), devance largement son principal adversaire, le leader de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, crédité de 13,5%, tandis que le candidat investi par l’Unité républicaine (UNIR) a obtenu 2,97%.
Dans la nuit du 5 au 6 janvier, l’Autorité nationale des élections (ANE) avait déjà proclamé le président sortant vainqueur avec 76% des voix. L’ancien chef du gouvernement, Henri-Marie Dondra, avait alors appelé à « l’annulation pure et simple du scrutin », dénonçant une « mascarade » ainsi que « l’incapacité » de l’ANE à organiser l’élection.
De son côté, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a dénoncé, début janvier, un processus électoral qualifié de « biaisé et contrôlé par l’État », réclamant l’ouverture « urgente » d’un dialogue politique. Le bloc a, en outre, rejeté le taux de participation avancé par l’ANE, déplorant « une forte abstention ».
Cette élection s’est déroulée dans un climat politique tendu, marqué par les protestations de l’opposition qui accuse Faustin-Archange Touadéra d’avoir favorisé l’adoption d’une nouvelle Constitution lui ayant permis de briguer un « troisième mandat », jugé illégal par ses adversaires.
Faustin-Archange Touadéra est arrivé à la magistrature suprême en 2016, à l’issue d’une élection intervenue après plusieurs années de crise marquées par des violences persistantes dans le pays. À son accession au pouvoir, il s’est engagé à restaurer la paix et la sécurité, tout en engageant des réformes au sein des forces de défense et de sécurité.
