L’ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Paris afin de s’expliquer sur ses liens passés avec le financier américain incriminé dans l’affaire Epstein. Cette convocation, prévue pour le dimanche 8 février 2026, a été demandée par l’Élysée et Matignon, qui souhaitent des éclaircissements alors que de nombreux documents du dossier continuent d’être rendus publics dans le monde.
Jack Lang, qui dirige depuis 2013 l’Institut du monde arabe (IMA), est sommé de répondre aux questions soulevées par les nouvelles révélations concernant ses échanges avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 après des condamnations pour exploitation sexuelle. La décision de le convoquer a été motivée par la volonté des autorités françaises d’éviter que cette controverse n’éclabousse l’institution culturelle qu’il préside.
Bien qu’aucune accusation judiciaire ne pèse actuellement contre lui, le nom de Jack Lang apparaît à de nombreuses reprises dans les documents publiés, ce qui alimente les interrogations. Face à la pression médiatique et politique grandissante, l’ex-ministre a affirmé qu’il ignorait à l’époque les crimes commis par Epstein et qu’il n’envisageait pas de démissionner de la présidence de l’IMA, rejetant toute responsabilité directe.
La convocation au Quai d’Orsay intervient également alors que les appels à sa démission se multiplient, y compris parmi des figures politiques françaises, notamment au sein de son ancien parti. Certains estiment que sa simple présence à la tête de l’Institut du monde arabe pourrait nuire à sa crédibilité, malgré son insistance sur sa bonne foi.
