L’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a vivement critiqué l’administration du président Donald Trump, l’accusant de procéder à une dissimulation concernant la publication des dossiers liés à l’affaire Jeffrey Epstein. Dans une interview accordée à une chaîne britannique, elle a dénoncé une lenteur intentionnelle dans la diffusion des documents, qu’elle juge indispensable pour comprendre l’ampleur du réseau et les liens potentiels entre Epstein et des personnalités influentes.
Hillary Clinton a appelé à la publication complète et rapide de tous les fichiers, estimant que faire traîner leur divulgation équivaut à masquer des informations essentielles à la lumière publique. Selon elle, certains éléments restent encore retenus ou « slow-walked », terme qu’elle a utilisé pour évoquer la gestion du dossier par les autorités. Elle a insisté sur le fait que la transparence était primordiale afin que chacun soit traité de la même manière, sans privilèges ni zones d’ombre.
L’ancienne cheffe de la diplomatie américaine a également souligné que tous ceux qui sont appelés à témoigner devant une commission du Congrès devraient le faire en public, estimant que les audiences à huis clos risquent de limiter l’accès à des informations cruciales. Elle a indiqué qu’elle et son mari, l’ancien président Bill Clinton, se rendront aux auditions prévues à la fin du mois, mais qu’il serait préférable que celles-ci se déroulent en public pour garantir une totale transparence.
De son côté, la Maison-Blanche et l’entourage de Donald Trump ont rejeté ces accusations de dissimulation. Le président affirme qu’il n’a rien à cacher et que les documents publiés démontrent qu’il a été totalement disculpé dans les dossiers disponibles, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de manœuvres politiques de distraction. Il a aussi critiqué les commentaires de Hillary Clinton, estimant qu’ils reflètent une tentative de détourner l’attention des faits réels.
